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Habitudes: sommes-nous les maîtres de nos rituels quotidiens?

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Habitudes: sommes-nous les maîtres de nos rituels quotidiens?

40% de nos actions sont des habitudes:  c'est énorme! Comment définir une habitude? Comment s'en créer de nouvelles? On vous éclaire sur les apprentissages de l'essai de Charles Duhigg, The Power of Habits / Le Pouvoir des Habitudes, qui a largement participé à la construction du projet Jeste.

 

Qu'elles vous rassurent ou qu'elle soit des automatismes, les habitudes sont constitutives de notre quotidien et sont ancrées bien plus profondément que ce que l'on pourrait croire en affectant la structure de notre cerveau. 
En effet: les habitudes ne représenteraient pas moins de 40% de nos actions quotidiennes. Heureusement car si ce n'était pas cas, il faudrait consacrer chaque jour une énergie considérable à l'accomplissement de taches apparentées à des rituels: c'est par exemple le cas du brossage de dents - on vous laisse imaginer le temps perdu si vous deviez réapprendre ce geste chaque matin.  

Les différents types d'habitude

Il existe plusieurs sortes d'habitudes: celles dont nous avons pleinement conscience (ex: se brosser les dents - du moins on espère) et celles, plus subtiles, qui nous font croire que nos actes sont le fruit d'une réflexion plus poussée.

Certaines habitudes sont considérées comme des habitudes clés: des rituels qui en conditionnent d'autres. 

L'exemple utilisé par Charles Duhigg au début de son ouvrage est celui d'une femme sujette à de nombreuses addictions (fumeuse, boulimique, alcoolique) qui décide de reprendre sa vie en main. Pour ce faire elle se fixe un objectif: celui, un an plus tard, de traverser un désert (rien que ça). Plutôt que d'attaquer le problème de manière frontale, elle l'envisage en entonnoir: pour traverser un désert, il faut s'entraîner, et s'entraîner régulièrement. Il faut alors que le corps puisse suivre. Et pour mettre toutes les chances de son côté, elle décide, dans un premier temps, d'arrêter de fumer. 

Des réactions en cascade se sont alors produites: arrêter la cigarette lui permettait d'être plus performante dans son entraînement, ce qui a engendré un changement dans son alimentation, puis dans son sommeil et c'est ainsi que, quelques années plus tard, son mode de vie tout entier mais aussi la structure de son cerveau ont été transformés. Moralité: petit changement, grandes conséquences. 

De quoi est constituée une habitude?

Les habitudes répondent en fait à un schéma très précis que Charles Duhigg définit comme une boucle: la boucle de l'habitude. Cette dernière se décompose en trois étapes:
- le signal = l'élément déclencheur 
- la routine = les actions qui vont s'enchainer pour répondre au signal 
- la récompense = la satisfaction que vous allez tirer de la routine une fois cette dernière effectuée.

Pour illustrer son propos, Charles Duhigg reprend là encore un un exemple très parlant, celui du dentifrice: au début du 20ème siècle aux Etats-Unis personne ne se lavait les dents*. Au même moment survient un changement dans les régimes alimentaires qui tendent à devenir beaucoup moins équilibrés avec l'émergence des aliments transformés et sucrés. Conséquence: l'hygiène dentaire se détériore drastiquement au point que pendant la Première Guerre Mondiale, une mauvaise hygiène dentaire pouvait être considérée comme une menace pour la sécurité nationale. 

C'est en fait grâce à l'oeuvre d'un publicitaire, Claude Hopkins, que le brossage de dents s'est finalement imposé comme un rituel quotidien. Suite à de nombreux entretiens et nombreuses négociations avec le créateur de la marque de dentifrice Pepsodent, Hopkins finit par accepter le projet de réaliser la campagne publicitaire du produit. Comme évoqué plus haut, le dentifrice n'avait à l'époque pas la côte et d'autres publicitaires s'étaient déjà cassés les dents sur le sujet (pardonnez-nous le mauvais jeu de mot). Après plusieurs semaines de recherche, Hopkins finit par trouver l'argument phare de sa campagne, en invoquant une récompense clé: celle d'avoir de belles dents. L'argument semble assez faible et évident, il a d'ailleurs été utilisé par de nombreux publicitaires avant lui. Mais pour le justifier, Hopkins avait trouvé une approche différente: il a fait visualiser aux consommateurs un film opaque qui recouvrait les dents pour figurer la plaque dentaire et annonçait que le Pepsodent était capable de retirer ce film à l'origine des sourires ternes et disgracieux: "Pepsodent: The Special Film-Removing Dentifrice."
Il se trouve que le Pepsodent avait quelque chose en plus par rapport aux dentifrices déjà sur le marché: de par ses ingrédients, il procurait une sensation de picotement frais, associé directement à de la propreté. Cette sensation était largement suffisante à concrétiser l'action de "film-remover". 
Depuis, les concurrents du Pepsodent ont bien sûr profité de cette manne et ont imité la composition du Pepsodent pour donner à leur dentifrice cette légère irritation tant recherchée par les consommateurs. Et si l'on y réfléchit bien, ce sont exactement les mêmes mécanismes qui expliquent aujourd'hui la présence de couleurs ou autres cristaux bleus dans certains dentifrices. En tout cas une chose est sûre: une habitude était née. 

Bonne habitude ou mauvaise habitude? 

On l'évoquait en introduction, les habitudes sont ancrées dans notre cerveau. Mais ce dernier n'est malheureusement pas capable de faire la différence entre une bonne habitude et une mauvaise habitude. Les mécanismes cérébraux sont identiques que l'on s'asseye dans son canapé en rentrant chez soi ou que l'on décide d'enfiler ses baskets pour aller faire un footing. C'est donc à nous de faire la part des choses entre une bonne habitude ou une mauvaise habitude. 

Comment construire une habitude ou se créer une routine pour améliorer son quotidien ? 

Pour créer une habitude, il suffit de reprendre la boucle définie plus haut par Charles Duhigg: signal - routine - récompense. Pour transformer une mauvaise habitude en bonne habitude, il faudrait donc "tordre" cette boucle. L'idée: remplacer l'un des éléments pour transformer l'expérience sans pour autant perdre la satisfaction que l'on en retire.

Commençons par la fin: quel est votre objectif? Gagner en efficacité dans votre travail? Être plus en forme? Vous lever plus tôt le matin? Faire plus de sport? Avoir un régime plus équilibré? Adopter des gestes responsables au quotidien ?  
Quel que soit le but recherché, il est important de le définir: c'est grâce à une définition claire de cet objectif que l'habitude pourra résister à l'épreuve du temps. 
Une fois l'objectif défini, il faut analyser le signal: quel est l'élément déclencheur d'une habitude que l'on préférerait ne pas avoir? Ce signal n'a pas forcément un caractère évident : il faut parfois faire un effort pour le détecter. Ex: c'est peut-être la sensation d'ennui qui pourra provoquer chez certains l'envie de grignoter.

Ensuite la routine: quelle est l'action ou quel est l'enchainement d'actions mis.e en place pour répondre à ce signal ? Se pose alors la question de la nature de la stimulation qui sert à répondre au signal pour atteindre la récompense. Si l'on reprend le cas du grignotage: dans le cas où il servirait à pallier une sensation d'ennui, on peut déduire que la nature de la stimulation n'est pas réellement la faim: en d'autres termes, on cherche à s'occuper en mangeant plus qu'à véritablement combler un creux dans l'estomac. 

La récompense enfin: que retire-t-on d'une habitude? Dans le cas du grignotage encore, ce peut être d'avoir sociabilisé avec ses collègues autour du distributeur. Une chose finalement simple qui peut s'obtenir de différentes manières, et sans forcément manger un cookie dont on n'a pas vraiment envie!

Jeste et les bonnes habitudes au quotidien

Depuis le départ, le projet de Jeste est celui de transformer les habitudes pour les rendre durables. Une habitude durable, pour nous, cela représente une habitude:
- qui résiste à l'épreuve du temps: il faut donc une récompense clairement définie 
- qui ne nuise pas à l'environnement: dans la logique de développement durable

Nous savons qu'une habitude est complexe, et qu'elle est difficile à changer. C'est aussi ce qui constitue leur force: quoi de plus puissant qu'une bonne habitude partagée par le plus grand nombre pour faire avancer les choses?
C'est pourquoi nous avons fait le choix de nous intéresser aux produits que nous utilisons le plus dans nos salles de bain, au quotidien. Et c'est aussi ce qui explique la nature de notre premier produit: le dentifrice. 
Nous l'avons formulé de manière à ce qu'il soit super clean, hyper agréable à utiliser (la routine!), ultra efficace (la récompense!) et bien sûr responsable dans son format (la récompense bis!).

Sources
Charles Duhigg, The Power of Habits, 2012
Alyssa Picard, Making of the American Mouth: Dentists and Public Health in the Twentieth Century, 2009
https://www.thevintagenews.com/2017/12/13/pepsodent-iconic-ad/

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